Une augmentation de 32 points de pourcentage de la confiance des enseignants pour reconnaître les signes de violence sexuelle à l’encontre des enfants
soit une progression de 25 % à 57 %
Améliorer l’identification, la divulgation et le signalement des cas d’abus sexuels à l’égard des enfants parmi le personnel enseignant et les élèves, tout en utilisant des techniques de pleine conscience pour renforcer la régulation émotionnelle et prévenir la violence dans les relations amoureuses entre pairs. Mis en œuvre de 2015 à 2017.
L’intégration de modules guidés portant sur la prévention de la violence sexuelle contre les enfants dans les programmes scolaires a donné des résultats positifs dans plusieurs pays et à tous les niveaux d’enseignement, de la maternelle au secondaire. Les séances comprennent généralement de l’apprentissage entre pairs, des jeux de rôle, des exercices de réflexion critique et d’autres stratégies interactives. Les contenus liés à la prévention de la violence sexuelle contre les enfants peuvent être incorporés à différents types de programmes ou d’approches en milieu scolaire.
Efficacité de ce type d’intervention |
Efficace |
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Pilier INSPIRE |
Éducation et compétences de vie |
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Type de données factuelles |
Étude à méthodes mixtes |
Selon la 2016 National Baseline Study on Violence against Children in the Philippines (Étude nationale de référence de 2016 sur la violence contre les enfants aux Philippines), 80 % des enfants et des jeunes âgés de 13 à 24 ans ont subi une forme de violence au cours de leur vie. L’étude a également mis en évidence une prévalence plus élevée de la violence sexuelle au cours de la vie chez les garçons et les jeunes hommes (24,7 %) que chez les filles et les jeunes femmes (18,2 %).
Les enfants étaient le plus souvent victimes de violences sexuelles dans le cadre de relations amoureuses (14,1 %), mais aussi à la maison (13,7 %), dans leur communauté (7,8 %) et à l’école (5,3 %).
Parmi les personnes ayant subi des violences sexuelles durant l’enfance, seulement 11,9 % en ont parlé à quelqu’un, et le signalement aux autorités est demeuré extrêmement faible, à moins de 1 % [1].
Le programme Safe Schools for Teens (Écoles sûres pour les adolescent.e.s) a été mis en œuvre pendant deux ans dans deux écoles secondaires publiques de la région métropolitaine de Manille afin d’améliorer les connaissances et les comportements liés à l’identification de la violence contre les enfants, à la divulgation et au signalement, chez les enseignants et les élèves.
En complément, l’intervention a eu recours à des techniques de pleine conscience afin d’améliorer la régulation émotionnelle, de prévenir la violence dans les relations amoureuses entre pairs et d’aider les adolescent.e.s à reconnaître les situations potentiellement à risque.
Le programme Safe Schools for Teens comprenait deux phases :
Afin d’évaluer l’impact du programme Safe Schools for Teens, les responsables de la mise en œuvre ont utilisé une approche d’évaluation à méthodes mixtes, comprenant des enquêtes avant et après l’intervention, des entretiens et des groupes de discussion auxquels ont participé 237 enseignants et 1 458 élèves. Les chercheurs ont également assuré un suivi du nombre de cas de violences contre les enfants orientés vers l’hôpital public pendant l’année suivant la mise en œuvre du programme. [2]
Cette première phase a aussi généré les résultats supplémentaires suivants :
soit une progression de 25 % à 57 %
soit une progression de 45 % à 75 %
Cette deuxième phase a aussi généré les résultats supplémentaires suivants :
soit une baisse de 31,6 % à 16,2 %
soit une baisse de 42,9 % à 32,2 %
soit une baisse de 29,8 % à 15,8 %
Soit une baisse de 35,8 % à 28,9 %
Safe Schools for Teens (Des écoles sûres pour les adolescent.e.s) est l’une des premières études à évaluer une intervention en milieu scolaire qui recourt à des techniques de pleine conscience pour prévenir la violence à l'encontre des enfants chez les adolescent.e.s dans des pays à revenu faible et intermédiaire.
Les résultats de l’étude de validation du concept suggèrent que le programme a accru la sensibilisation et renforcé la volonté de signaler la violence sexuelle à l'encontre des enfants, tant chez le personnel enseignant que chez les élèves. L’augmentation des signalements de cas de violence sexuelle à l’encontre des enfants auprès de l’hôpital de référence suggère que l’intervention a renforcé la sensibilisation et le signalement.
De plus, les chercheurs interprètent l’augmentation des autodéclarations de tentatives de relations sexuelles non désirées et de violence sexuelle sans contact comme un signe d’une plus grande volonté de divulgation à la suite de l’intervention.
Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer cette interprétation, déterminer si l’intervention est associée à une diminution de la violence sexuelle à l'encontre des enfants et évaluer son efficacité dans d’autres contextes, notamment en milieu rural.
[1] Council for the Welfare of Children & UNICEF Philippines. (2016). National baseline study on violence against children in the Philippines: Results (Executive Summary).
[2] Madrid, B. J., López, G. D., Dans, L. F., Fry, D. A., Duka-Pante, F. G., & Muyot, A. T. (2020). Safe schools for teens: Preventing sexual abuse of urban poor teens, proof-of-concept study—Improving teachers' and students' knowledge, skills, and attitudes. Heliyon, 6(6), e04080. https://doi.org/10.1016/j.heliyon.2020.e04080
Un remerciement particulier à la Dre Bernadette J. Madrid, directrice générale de la Child Protection Network Foundation, Inc., pour avoir co-conçu cette étude de cas.
Pour obtenir plus d’informations sur cette étude de cas, vous pouvez contacter la Dre Madrid à l’adresse [email protected].